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Notre mission

Faire entrer le bien-être des animaux sauvages dans les décisions publiques.

Un angle mort

Les politiques publiques traitent les animaux sauvages comme des populations à gérer : des effectifs à maintenir, à réduire ou à éradiquer. Cette approche a sa logique écologique, mais elle laisse de côté une question simple : ce que vivent, individuellement, les animaux concernés.

Or du point de vue de l’animal qui les subit, un piège, un poison et une capture n’ont rien d’équivalent. Deux méthodes peuvent atteindre le même objectif écologique et différer radicalement par la souffrance qu’elles infligent. Cette différence est rarement examinée et presque jamais chiffrée.

Ce que nous défendons

Nous ne demandons pas l’arrêt de toute intervention sur la faune sauvage. Nous demandons qu’à objectif égal, la méthode la moins douloureuse soit préférée et que le coût en souffrance entre explicitement dans la balance, au même titre que le coût financier ou l’efficacité attendue.

C’est une exigence modeste dans son principe et considérable dans ses effets : appliquée sérieusement, elle change la façon dont on régule une population, dont on traite une invasion biologique, dont on construit un bâtiment ou dont on autorise une substance.

Notre méthode

Partir des données scientifiques

Nous ne produisons pas d’opinions, nous synthétisons des travaux. Écologie, éthologie, sciences vétérinaires, économie publique : la littérature existe, elle est simplement dispersée et rarement traduite en termes utilisables par un décideur.

Viser ce qui est atteignable

Nous choisissons des dossiers où un progrès concret est possible à court ou moyen terme, plutôt que des combats de principe sans issue. Un changement de protocole, un critère ajouté à une autorisation, une norme de construction : ce sont des gains discrets, mais ils portent sur des effectifs considérables.

Parler à ceux qui décident

Nous nous adressons aux administrations, aux élus, aux agences et aux professionnels concernés, dans leur langage et selon leurs contraintes. Notre rôle n’est pas de mobiliser l’opinion, mais d’outiller la décision.

Qui nous sommes

Le Centre n’est ni un refuge, ni une société savante, ni une association de protection de la nature. C'est une petite équipe consacrée à une seule question : comment l’action publique peut-elle diminuer la souffrance des animaux sauvages ?

  • Thomas Lepeltier

    Directeur

    Essayiste, journaliste scientifique, spécialisé en économie, en philosophie des sciences et en éthique (voir son site).

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